A partir d'une carte postale.
On peut trouver encore de nos jours quelques rares cartes postales des combattants de la Première Guerre mondiale en flânant le dimanche matin.

Parfois en lisant ce qui se trouve derrière celle-ci on découvre que la carte qui paraît banale ne l'est pas autant.

J'ai ainsi trouvé une carte postale de Berlin, jusque là rien de palpitant.
Mais en m'intéressant de plus près j'ai pu relever son destinataire:
le Flieger Burgbacher de la Jagdstaffel 54 (Jasta 54).
Le tampon indique la date du 13 juillet 1918.
Cette carte postale émane de son ami E. Krahl qui raconte les vacances auxquelles il a eu droit en juillet 1918.
Mais revenons à la Jasta 54.
Je n'ai trouvé que peu de détails sur celle-ci en elle-même.
Les seules choses que l'on peut affirmer c'est que cette unité est saxonne à la base et qu'elle a combattu sur le front occidental jusqu'à la fin de la guerre.
Malheureusement aucune information sur le Flieger Burgbacher, on peut juste espérer pour lui qu'il a réussi à survivre 4 mois encore à la guerre.
Mais en creusant un peu j'ai réussi à trouver un mort de la Jasta 54.
Cet homme est le sous-officier Gustav Ecke né le 16 février 1894 à Helmstedt ville de Basse-Saxe à côté de Brunswick (Braunschweig).
Il est mort le 18 mars 1918 dans le ciel français à Busigny dans le département du Nord. Il repose dans le cimetière militaire du Cateau.
J'ai également trouvé un autre personnage mais celui-ci survivant de la Jasta 54.
Il s'agit de Erich Mix passé dans la Jasta 54 dans le premier semestre de l'année 1917.
Il a servi pendant la Seconde Guerre mondiale dans la Luftwaffe et y a aussi survécu.
Voilà donc une manière parmi d'autres de connaître le passé à partir d'un objet que l'on peut récupérer encore de nos jours.
Si par chance quelqu'un devrait découvrir plus d'information sur la Jasta 54 ou ce fameux Burgbacher, ce serait avec joie que j'accueillerais ces précisions.
Cordialement
Guillaume
Publié le 13/05/2008 |
Un insigne de spécialité peu connu: le brevet de détachement à l'école de télégraphie militaire de Berlin
L’amateur averti de photographies de l’armée impériale aura sans doute remarqué que notre cliché illustrant le 16ème bataillon du Génie (1. Lothringisches Pionier-Batl. Nr.16 (Metz) XVI Armee Korps)dans la section ‘Les Régiments de l’armée allemande’ [Génie/Bataillons de pionniers (Prusse)] n’est pas des plus communs.
Outre son prix de tir, notre Sergeant ou Vizefeldwebel (difficile à dire en l’absence de dragonne) a en effet de biens singuliers insignes sur ses pattes d’épaules, insignes qui n’ont aucun rapport avec son grade.
Il s’agit en fait d’un insigne de spécialité indiquant que le porteur est breveté de l’école de télégraphie militaire de Berlin (Abzeichen für Abkommandierung zur Militär-Telegraphen-Schule), décrit à la page 24 de la première partie de l’ouvrage Die Uniformen der deutschen Armee édité par Moritz Ruhl à Leipzig (28ème édition, sans date).
Cet insigne est constitué d’un chevron en galon de laine blanche parcouru en son milieu par une soutache aux couleurs de l’état auquel appartient le contingent du porteur.
Il est destiné à être cousu sur la bordure supérieure des pattes d’épaules.
La dite soutache est ici en l’occurrence noire, couleur de la Prusse.
Il va sans dire que cet insigne est très rare à observer de nos jours, même sur les photographies.
La nôtre faisait partie d’un ensemble d’une demie douzaine de portraits de sous-officiers brevetés, tous membres du 16ème bataillon du Génie et qui constituaient peut-être une partie de la section de télégraphie du bataillon (Fernsprecher-Abteilung).
A noter enfin que cet insigne est placé différemment chez les hussards et les uhlans pour cause de pattes d’épaules spécifiques à ces corps.
En espérant que ce premier article d’une longue série dédiée à l’uniformologie vous plaira
Xavier, Modérateur
Publié le 12/11/2007 |